La chute du mur de Berlin, 35 ans après

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Le 9 novembre est une date lourde d’histoire en Allemagne. En 1918, deux jours avant que soit signé l’armistice de la Première Guerre mondiale, la « République allemande » fut proclamée, mettant fin à l’empire allemand.

En 1938, l’Allemagne était depuis cinq ans sous l’emprise du parti d’extrême droite des national-socialistes, désignés en France par l’abréviation « nazis ». Il s’agissait d’un parti à l’idéologie xénophobe, raciste et, particulièrement, antisémite, c’est-à-dire prônant la haine des juifs. Les nazis se sont servi du peuple juif comme bouc émissaire et l’ont décrété responsable de tous les problèmes de l’Allemagne, comme la défaite de la Première Guerre mondiale, alors que c’était totalement injustifié et absurde. Mais ce genre de populisme marche encore et toujours, malheureusement. Le 9 novembre 1938, cela a conduit à la « nuit de Cristal », pendant laquelle des centaines de lieux de culte et des milliers d’entreprises et de magasins juifs furent détruits dans toute l’Allemagne.

Après la Seconde Guerre mondiale, l’Allemagne vaincue fut partagée en quatre zones d’occupation par les puissances alliées : la France, les États-Unis d’Amérique, le Royaume-Uni et l’Union soviétique. Il en fut de même pour Berlin. L’Allemagne de l’Est (République démocratique allemande, RDA) était occupée par l’Union soviétique et il y fut mis en place une dictature : un régime politique sous lequel les gens n’avaient pas de droit d’exprimer leurs opinions si elles différaient de celles de leurs dirigeants et où les gens étaient punis si ils participaient à des manifestations. Cela a poussé tous les mois des milliers de personnes à fuir la RDA pour se réfugier en Allemagne de l’Ouest (République fédérale d’Allemagne, RFA).

Carte de Berlin. La ligne rouge marque l’emplacement du mur. Cette carte a été créée à partir de celle-ci (plus d’information).

Dans la nuit du 12 au 13 août 1961, le gouvernement de la RDA fit construire autour de la partie Ouest de Berlin un énorme mur de 155 kilomètres de long et 3,6 mètres de haut, prenant les habitants par surprise, afin de les empêcher de quitter la RDA. De nombreuses familles se sont ainsi retrouvées séparées sans possibilité de se revoir pendant de nombreuses années. Plus qu’un mur, il s’agissait d’un large couloir entre deux murs, contenant des tours de guets dans lesquelles des gardes armés surveillaient la frontière et tiraient sur quiconque essayait de passer. Nous avons vu une partie de l’ancien mur dans le cimetière des Invalides la semaine dernière.

Le 9 novembre 1989, suite à une erreur lors du discours télévisé d’un dirigeant politique de la RDA sur une nouvelle réglementation des voyages soudainement beaucoup plus permissive vers la RFA, des milliers de Berlinois de l’Est se ruèrent vers les points de passage du mur. Dépassés par les évènements, les gardes les laissèrent passer. Dans les jours qui suivirent, le mur fut détruit. C’est également le point de départ de l’effondrement de l’empire soviétique.

Pour commémorer la chute du mur de Berlin, la ville organise des festivités. Nous sommes allés sur la place de Potsdam, à travers laquelle passait le mur de Berlin.

Place de Potsdam sur la carte de Berlin.

Aujourd’hui, la place est méconnaissable. Des gratte-ciel y ont poussé, contenant des bureaux. La photo de gauche montre les gratte-ciel vus depuis le musée de la Neue Nationalgalerie. En chemin, nous avons découvert une sculpture de l’artiste américain Keith Haring, intitulée « les boxeurs ». La sculpture est placée dans une fontaine qui a été vidée pour l’hiver, afin qu’elle ne subisse pas de dégâts à cause du gel.


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Le trottoir au milieu de la rue est parsemé d’étoiles en l’honneur d’acteurs célèbres, un peu comme le « walk of fame » à Hollywood, Los Angeles. Bien sûr, on y trouve l’étoile de Marlene Dietrich, dont nous avons visité la tombe au cimetière Schöneberg III. Un peu plus loin, sous le dôme, se trouvent cinémas, restaurants, magasins et bureaux.


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Pour les 35 ans de la chute du mur de Berlin, les habitants ont été appelés à fabriquer des pancartes sur ce thème. En tout, il y en a mille, exposées entre la place de Potsdam et la porte de Brandebourg. Nous en avons choisi quatre. La première est intéressante car elle contient une phrase en dialecte Berlinois : au lieu de « das ist Berlin », ce qui signifie « c’est Berlin », il y est écrit « dit is Berlin ». Les Berlinois ne parlent pas tous l’allemand standard, mais ça reste tout de même compréhensible.


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Le parcours se termine devant la porte de Brandebourg, avec une installation de lumières, des écrans et une scène pour des concerts.


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4 réflexions sur « La chute du mur de Berlin, 35 ans après »

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