Renard

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Avec ses 39 % d’espaces verts, Berlin offre un habitat intéressant pour la faune sauvage.

Les lapins, qui s’étaient installés tranquilles sans prédateurs pendant vingt-huit ans dans l’espace barricadé du mur de Berlin, se sont déplacés vers les grands parcs de la ville. Les sangliers viennent élever leurs petits et causent souvent des dégâts dans les jardins des quartiers résidentiels en bordure de ville. Les faucons profitent des hautes maisons pour faire leurs nids sur les toits ou dans les tours.

Ce que j’ai vu le plus souvent, à Berlin, ce sont les renards. Ils vivent dans les parcs et se cachent dans les buissons en pleine ville. Au printemps, il n’est pas rare de voir une maman renard apprendre à ses petits à traverser la rue, par exemple. L’année dernière, j’en ai vu une avec un gros rat dans la gueule en allant jeter mes poubelles, et quand j’ai fait la tournée des cimetières avec Clément, j’en ai rencontré plusieurs. Comme ils se méfient des humains, en général, ils s’enfuient très vite.

Aujourd’hui, j’ai vu un renard dans la cour intérieure de mon bâtiment au travail. En allant à la cuisine faire mon thé, j’ai vu le renard par la fenêtre et suis vite retournée dans mon bureau pour prendre mon téléphone et faire plein de photos. La présence de renards ici n’est pas surprenante, je travaille juste à côté du grand parc du château de Charlottenbourg.


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Au centre de la cour, il y a quelques arbres dans lesquels une corneille grise a fait son nid. Clairement, la présence du renard ne lui a pas plu et la corneille a monté la garde devant les arbres.

Tu connais sans doute déjà la fable du corbeau et du renard de Jean de la Fontaine :

Maître corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître renard, par l’odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
« Hé ! bonjour, Monsieur du Corbeau.
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois. »
À ces mots, le corbeau ne se sent pas de joie ;
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le renard s’en saisit, et dit : « Mon bon monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l’écoute.
Cette leçon vaut bien un fromage sans doute. »
Le corbeau honteux et confus,
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.