La tour de la télévision

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Le Fernsehturm sur la carte de Berlin.

Le Fernsehturm fait partie des dix attractions touristiques incontournables à Berlin.

Construite de 1965 à 1969 sous la RDA et de 368 mètres de haut, la tour de la télévision est plus haute que la tour Eiffel, qui ne fait « que » 330 mètres de haut.

La photo de gauche me montre devant la tour de la télévision, vue depuis l’entrée de la mairie rouge (dont nous parlerons un autre jour). La photo de droite est tirée des archives de ma famille d’accueil et a été prise en mai 2013.


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La tour de la télévision sert bien sûr principalement d’antenne pour les chaînes de télévision. Il est cependant aussi possible de la visiter en tant que touriste.

À l’intérieur de la boule, où les fenêtres sont teintées en orange et inclinées vers le bas, se trouve une plateforme qui permet de faire tout le tour et d’observer l’étendue la ville. En fonction des conditions météorologiques, la visibilité peut atteindre 60 kilomètres. On accède à la boule par un ascenseur qui met 40 secondes à monter. Il faut pour cela acheter un ticket et il vaut mieux s’y prendre très à l’avance, si on veut y aller le week-end, car le nombre de tickets est limité.

À l’étage juste au-dessus de la plateforme, il y a un restaurant panoramique qui tourne à une vitesse radiale de 360° par heure. Au bout d’une heure, on se retrouve donc au point de départ.

Enseigne de magasin dans le quartier de Steglitz, avec la tour de la télévision dans son logo (clique sur l’image pour l’agrandir).

La tour de la télévision est devenue emblématique de la ville. Du fait de son emplacement près de la place Alexanderplatz, dans l’arrondissement de Berlin-Mitte, elle est surnommée « Alex ». Elle est présente sur de nombreux objets de souvenirs, comme des sacs, des vêtements… Des magasins incorporent même une version stylisée de la tour dans leurs logos, par exemple pour remplacer la lettre i dans leur nom.

La Currywurst

17/11/2024ÉphéméridesMétéo
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Aujourd’hui, on va parler de la cuisine berlinoise. Quand on pense à la gastronomie allemande en général, vue de la France, on pense surtout aux saucisses, comme illustré par exemple par le journaliste David Castello-Lopez dans sa vidéo sur les hymnes nationaux de plusieurs pays d’Europe :


Clique sur la vidéo pour la démarrer.

Une des spécialités de saucisse appréciée des allemands comme des touristes est la « Currywurst », qui se traduit par « saucisse au curry ».

Il s’agit d’une saucisse de couleur plutôt blanche, faite de viande de porc et de veau, grillée et recouverte d’une sauce ketchup à laquelle des épices sont ajoutées. Spécialité de restauration rapide, on la retrouve dans des snack-bars partout en Allemagne et même dans les wagons-restaurants des trains, mais son origine fait l’objet de disputes. Selon l’histoire la plus répandue, c’est la restauratrice Herta Heuwer qui a inventé la recette de la sauce curry pour accompagner cette saucisse, pendant l’été 1949, dans le quartier de Charlottenbourg à Berlin. Cela fait donc 75 ans. Depuis, la Currywurst a envahi la ville et le reste de l’Allemagne. On compte aujourd’hui 1 500 snack-bars proposant de la Currywurst à Berlin. Chaque année y sont consommées 70 millions de Currywürste (pluriel de Currywurst). À Berlin, il existe deux variantes de la Currywurst : avec et sans peau. Depuis quelques années, on trouve aussi des saucisses véganes, c’est-à-dire préparées sans viande animale.

Nous sommes allés à la Bratpfanne, un kiosque de restauration rapide très fréquenté dans le quartier de Steglitz, pour goûter la Currywurst. Enfin, il y avait surtout beaucoup de frites et très peu de saucisse à mon goût.


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La chute du mur de Berlin, 35 ans après

09/11/2024ÉphéméridesMétéo
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Le 9 novembre est une date lourde d’histoire en Allemagne. En 1918, deux jours avant que soit signé l’armistice de la Première Guerre mondiale, la « République allemande » fut proclamée, mettant fin à l’empire allemand.

En 1938, l’Allemagne était depuis cinq ans sous l’emprise du parti d’extrême droite des national-socialistes, désignés en France par l’abréviation « nazis ». Il s’agissait d’un parti à l’idéologie xénophobe, raciste et, particulièrement, antisémite, c’est-à-dire prônant la haine des juifs. Les nazis se sont servi du peuple juif comme bouc émissaire et l’ont décrété responsable de tous les problèmes de l’Allemagne, comme la défaite de la Première Guerre mondiale, alors que c’était totalement injustifié et absurde. Mais ce genre de populisme marche encore et toujours, malheureusement. Le 9 novembre 1938, cela a conduit à la « nuit de Cristal », pendant laquelle des centaines de lieux de culte et des milliers d’entreprises et de magasins juifs furent détruits dans toute l’Allemagne.

Après la Seconde Guerre mondiale, l’Allemagne vaincue fut partagée en quatre zones d’occupation par les puissances alliées : la France, les États-Unis d’Amérique, le Royaume-Uni et l’Union soviétique. Il en fut de même pour Berlin. L’Allemagne de l’Est (République démocratique allemande, RDA) était occupée par l’Union soviétique et il y fut mis en place une dictature : un régime politique sous lequel les gens n’avaient pas de droit d’exprimer leurs opinions si elles différaient de celles de leurs dirigeants et où les gens étaient punis si ils participaient à des manifestations. Cela a poussé tous les mois des milliers de personnes à fuir la RDA pour se réfugier en Allemagne de l’Ouest (République fédérale d’Allemagne, RFA).

Carte de Berlin. La ligne rouge marque l’emplacement du mur. Cette carte a été créée à partir de celle-ci (plus d’information).

Dans la nuit du 12 au 13 août 1961, le gouvernement de la RDA fit construire autour de la partie Ouest de Berlin un énorme mur de 155 kilomètres de long et 3,6 mètres de haut, prenant les habitants par surprise, afin de les empêcher de quitter la RDA. De nombreuses familles se sont ainsi retrouvées séparées sans possibilité de se revoir pendant de nombreuses années. Plus qu’un mur, il s’agissait d’un large couloir entre deux murs, contenant des tours de guets dans lesquelles des gardes armés surveillaient la frontière et tiraient sur quiconque essayait de passer. Nous avons vu une partie de l’ancien mur dans le cimetière des Invalides la semaine dernière.

Le 9 novembre 1989, suite à une erreur lors du discours télévisé d’un dirigeant politique de la RDA sur une nouvelle réglementation des voyages soudainement beaucoup plus permissive vers la RFA, des milliers de Berlinois de l’Est se ruèrent vers les points de passage du mur. Dépassés par les évènements, les gardes les laissèrent passer. Dans les jours qui suivirent, le mur fut détruit. C’est également le point de départ de l’effondrement de l’empire soviétique.

Pour commémorer la chute du mur de Berlin, la ville organise des festivités. Nous sommes allés sur la place de Potsdam, à travers laquelle passait le mur de Berlin.

Place de Potsdam sur la carte de Berlin.

Aujourd’hui, la place est méconnaissable. Des gratte-ciel y ont poussé, contenant des bureaux. La photo de gauche montre les gratte-ciel vus depuis le musée de la Neue Nationalgalerie. En chemin, nous avons découvert une sculpture de l’artiste américain Keith Haring, intitulée « les boxeurs ». La sculpture est placée dans une fontaine qui a été vidée pour l’hiver, afin qu’elle ne subisse pas de dégâts à cause du gel.


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Le trottoir au milieu de la rue est parsemé d’étoiles en l’honneur d’acteurs célèbres, un peu comme le « walk of fame » à Hollywood, Los Angeles. Bien sûr, on y trouve l’étoile de Marlene Dietrich, dont nous avons visité la tombe au cimetière Schöneberg III. Un peu plus loin, sous le dôme, se trouvent cinémas, restaurants, magasins et bureaux.


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Pour les 35 ans de la chute du mur de Berlin, les habitants ont été appelés à fabriquer des pancartes sur ce thème. En tout, il y en a mille, exposées entre la place de Potsdam et la porte de Brandebourg. Nous en avons choisi quatre. La première est intéressante car elle contient une phrase en dialecte Berlinois : au lieu de « das ist Berlin », ce qui signifie « c’est Berlin », il y est écrit « dit is Berlin ». Les Berlinois ne parlent pas tous l’allemand standard, mais ça reste tout de même compréhensible.


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Le parcours se termine devant la porte de Brandebourg, avec une installation de lumières, des écrans et une scène pour des concerts.


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