Sur les marchés de Noël

20/12/2024ÉphéméridesMétéo
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C’est bientôt Noël, alors je vais te montrer les marchés de Noël que nous avons visités. D’après la liste publiée sur le site de Berlin, il y en a cent dans toute la ville. Traditionnellement, les marchés de Noël démarrent le premier week-end de l’Avent, qui a commencé cette année le 1er décembre, et se terminent un ou deux jours avant Noël. Cependant, certains ouvrent une ou deux semaines plus tôt et se terminent en janvier, et d’autres ne sont ouverts qu’un seul week-end pendant l’Avent.

Ci-dessous, le marché de Noël sur l’Alexanderplatz, tout près de la tour de la télévision. Il y a peu de monde car nous somme passés par là fin novembre, le marché était installé mais pas encore ouvert.


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Du fait de sa proximité, nous avons souvent visité le marché de Noël de Steglitz dans la Schloßstraße, qui est la rue commerçante du quartier. Sur la photo derrière moi, tu vois la pyramide de Noël. C’est un élément central des marchés de Noël. Dans les étages de la pyramide, on peut voir des personnages de la crèche. À partir du premier étage, la pyramide tourne autour de son axe vertical.


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Nous avons aussi passé beaucoup de temps sur le marché de Noël de Zehlendorf, qui est installé sur une place près de la mairie. Il est plus intéressant pour les enfants, car il y a plus de manèges et même une patinoire artificielle : le sol n’est pas recouvert de glace mais d’un revêtement en plastique, ce qui ne nécessite pas de dépenser de l’énergie constamment pour refroidir le sol et est écologiquement mieux, même si le plastique, ce n’est pas top pour l’environnement. Les petits ours blancs sur les skis sont là pour aider les gens qui ne savent pas encore patiner à se tenir debout, ils ont des poignées de chaque côté de la tête.


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Les marchés de Noël contiennent plusieurs types de stands : certains vendent des vêtements, d’autres des jouets. Mais la plupart des stands vendent des boissons et de la nourriture, car c’est surtout pour cela que les gens y viennent. Ci-dessous, par exemple :

  • du vin chaud, la boisson la plus consommée sur les marchés de Noël, mais il y a aussi du jus de pomme chaud à la cannelle, du chocolat chaud…
  • une « saucisse de Cracovie » (Krakauerwurst en allemand), sur ce qui n’est pas des épinards mais du chou vert (Grünkohl), très apprécié des allemands,
  • des galettes de pommes de terre avec de la compote de pommes.


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Le marché de Noël suivant est dans le quartier de Charlottenbourg, devant le château éponyme, dont nous parlerons une autre fois. La façade du château est utilisée le soir pour des projections de lumière. Sur la dernière photo, on reconnaît bien sûr la pyramide de Noël.


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Enfin, quelques photos du marché de Noël au pied de l’église du Souvenir de l’Empereur Guillaume, où nous étions hier soir.


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Trigger warning.

Ce marché de Noël est devenu tristement célèbre à cause de l’attentat du 19 décembre 2016, lorsqu’un conducteur de camion a sciemment foncé sur le marché, tuant treize personnes et en blessant une cinquantaine. Depuis, la sécurité a été renforcée par des barrières entre la route et les stands, et des policiers y patrouillent régulièrement.


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La porte de Brandebourg

13/12/2024ÉphéméridesMétéo
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Aujourd’hui, je vais te faire découvrir la porte de Brandebourg dans l’arrondissement de Berlin-Mitte. La photo a été prise le 23 octobre, juste après mon arrivée à Berlin. Heureusement, parce que le temps était magnifique. En ce moment, il fait bien plus gris et froid, il vaut mieux rester à la maison et boire du chocolat chaud. La place sur laquelle nous nous tenons sur la photo est la place de Paris.


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Derrière la porte, on voit les arbres du grand parc Tiergarten avec, à deux kilomètres en ligne droite, la colonne de la Victoire, que l’on reconnaît à peine sur la photo. En suivant la même route dans l’autre sens pendant deux kilomètres derrière la photographe, tournant légèrement sur la gauche, on arrive à la tour de la télévision. Pour rappel, les photos ci-dessous montrent la porte de Brandebourg vue depuis le haut de la colonne de la Victoire, ainsi que sa maquette exposée au rez-de-chaussée de la colonne.


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Deuxième attraction touristique de la ville d’après cette liste, la porte de Brandebourg fut construite pendant la Révolution française, de 1788 à 1791, pour le roi de Prusse Frédéric-Guillaume II. À l’époque, la porte était située à la limite de la ville, sur la route allant vers la ville de Brandebourg-sur-la-Havel, d’où son nom. Comprenant cinq passages et une petite maison de chaque côté, elle fait 20,3 mètres de haut, 62,5 mètres de long et a une profondeur de 11 mètres. En 1793 lui est ajouté un quadrige sur le toit : une statue montrant la déesse de la Victoire sur un char tiré par quatre chevaux, donnant au bâtiment une hauteur totale de 26 mètres. Le quadrige est en cuivre, ce qui explique sa couleur verte, car le cuivre en s’oxydant sous l’effet de l’humidité se recouvre d’une couche verte[1].

En 1806, Napoléon Bonaparte, empereur des Français sous le nom de Napoléon Ier, arriva à Berlin après avoir remporté plusieurs victoires lors de la guerre de la Quatrième Coalition. Les troupes françaises pillèrent la ville et le quadrige fut démonté, découpé en plusieurs morceaux et emporté à Paris, au départ pour être installé sur l’arc de triomphe, mais finalement pour être exposé au musée du Louvre. L’armée prussienne se vengea quelques années plus tard en remportant la campagne d’Allemagne avec l’aide de la Russie et le quadrige fut récupéré en avril 1814. Il était alors très endommagé par toutes ces péripéties et dut être restauré, ce qui dura jusqu’en septembre de la même année.

Après la construction du mur de Berlin en août 1961, la porte de Brandebourg se retrouva directement devant le mur. La photo ci-dessous à gauche prise en 1989 pendant des manifestations de chaque côté montre bien la séparation de la ville. Aujourd’hui, la porte de Brandebourg est souvent choisie comme lieu de festivités, par exemple pour des concerts, comme lors de la commémoration de la chute du mur en novembre, ou pour les feux d’artifice à la Saint-Sylvestre, ou pour y regarder les matchs de football importants sur des écrans géants.


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[1] C’est le même phénomène qui est à l’origine de la rouille rouge sombre sur les objets en fer lorsqu’ils perdent leur couche de peinture protectrice.

La Saint-Nicolas

06/12/2024ÉphéméridesMétéo
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Le 6 décembre est le jour de la Saint-Nicolas. Dans le nord-est de la France et dans plusieurs pays européens, dont l’Allemagne, il s’agit d’une des fêtes les plus importantes de l’année pour les enfants.

À la Saint-Nicolas, ou Nikolaus en allemand, la tradition veut que les enfants sages durant l’année reçoivent des friandises, de nature variable selon les régions, et des cadeaux. Ceux qui n’ont pas été sages se voient offrir un martinet par le père Fouettard, ce qui est rare, car il est possible de leur pardonner s’ils se repentent[1].

Même les adultes ont droit aux friandises.

Dans la nuit du 5 au 6 décembre, les enfants laissent leurs chaussures devant la porte et le lendemain, ils les retrouvent pleines de friandises. Cette tradition commémore une action de Nicolas de Myre, un évêque grec de l’église orthodoxe riche et connu pour sa grande générosité. L’histoire raconte qu’un père de famille étant très pauvre, il se faisait beaucoup de soucis, car il ne savait plus comment nourrir ses trois filles. Nikolaus décida d’aller trois nuits de suite en cachette devant leur maison et de lancer de l’or à travers la fenêtre d’une des filles, afin de les sauver toutes les trois de la misère. Cette histoire[2] a donné lieu à la tradition des friandises dans les chaussures.

Saint Nicolas et le père Fouettard. Plus d’informations sur la photo ici.

Nikolaus vient aussi dans les écoles ou participe à des processions dans les rues. Il est représenté dans ses habits rouges d’évêque, avec un chapeau pointu et une longue barbe blanche. À cause de son apparence, on le confond avec le père Noël, mais ce sont deux personnages bien différents et Nikolaus n’a rien à voir avec la fête de Noël.

[1] Paragraphe copié et modifié de l’article sur Wikipédia dans sa version du 30 novembre 2024.

[2] Adaptée pour les enfants.

La colonne de la Victoire

01/12/2024ÉphéméridesMétéo
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Localisation de la colonne de la Victoire sur la carte de Berlin.

La colonne de la Victoire, appelée « Siegessäule » en allemand, est un monument commémorant les campagnes prussiennes de 1864, 1866, et 1870 contre le Danemark, l’Autriche et la France, respectivement. Elle fait partie d’un ensemble de monuments érigés à travers toute l’Allemagne nouvellement unifiée, afin de donner au peuple un sentiment d’identité nationale. C’est aussi l’une des plus grandes attractions touristiques de la ville.

Construite entre 1864 et 1873 sur l’actuelle place de la République, elle avait au départ une hauteur de 60,5 mètres. Entre 1938 et 1939, elle fut transférée vers sa position actuelle, au centre d’un immense rond-point appelé « großer Stern » (ce qui veut dire « grande étoile », parce que les rues qui en partent donnent l’impression d’une étoile, vues d’en haut), en plein milieu du grand parc Tiergarten. À cette occasion, un segment fut ajouté à la colonne, lui donnant une hauteur finale de 67 mètres. Vois-tu la différence entre la photo d’aujourd’hui et celle prise il y a plus d’un siècle ?


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La circulation sur le rond-point peut être très dense et il serait beaucoup trop dangereux de le traverser à pied. Pour se rendre à la colonne, il vaut mieux emprunter un passage souterrain. Plusieurs entrées sont situées près des passages piétons autour du rond-point.


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Statue dorée de Victoria.

Il es possible de visiter l’intérieur de la colonne et de monter jusqu’à la plateforme aux pieds de la statue dorée de Victoria, déesse de la victoire. Il faut pour cela être en forme, car l’escalier en colimaçons compte 285 marches. Le long de la montée, il y a des bancs pour reprendre son souffle, et plusieurs choses à visiter.

Au rez-de-chaussée, dans le socle carré de la colonne, se trouve une exposition sur les monuments nationaux en général. On y découvre bien sûr les monuments berlinois et allemands, comme la porte de Brandebourg et la cathédrale de Berlin, mais aussi ceux d’autres pays du monde, en photos et en maquettes, avec des panneaux explicatifs. Il y a même une maquette de la colonne de la Victoire[1] qui doit dater d’avant 1938, car elle n’a que trois segments.


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La rotonde au-dessus du socle carré est entièrement recouverte d’une mosaïque illustrant l’histoire de l’unité allemande.


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Après une montée épuisante, on arrive tout en haut sur la plateforme, d’où on peut observer la ville, à condition de ne pas avoir le vertige. La première photo vers l’est montre, de gauche à droite, la tour de la télévision, la cathédrale de Berlin, la mairie rouge derrière la porte de Brandebourg et la cathédrale française de Berlin. La deuxième photo est un zoom de la première. Au centre de la troisième photo, on voit l’église du Souvenir de l’Empereur Guillaume au sud-ouest de la colonne de la Victoire. Les constructions sphériques sur la colline Teufelsberg dans la cinquième photo font partie d’une ancienne station d’espionnage de la NSA pendant la guerre froide. Sur la droite de la photo, on voit la tour radio de Berlin. Enfin, la dernière photo montre la place de Potsdam, que nous avons déjà visitée.


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[1] Cela pose une question intéressante : y a-t-il une petite maquette de la maquette de la colonne de la Victoire dans la maquette de la colonne de la Victoire, et ainsi de suite indéfiniment ? Ce n’est pas possible. Je n’ai pas les dimensions exactes de la maquette, mais il me semble une bonne approximation de dire qu’elle fait 60,5 centimètres de haut et qu’elle est donc cent fois plus petite que la colonne d’origine elle-même. La maquette de la maquette devrait être alors cent fois plus petite que la maquette, soit 0,605 millimètres de haut. En continuant ainsi de suite, la cinquième maquette n’est déjà physiquement plus possible, car sa taille devrait être inférieure à celle d’un atome, et les atomes, ce sont les constituants élémentaires stables[2] de la matière. La troisième maquette serait à peine visible à l’œil nu, juste un tout petit petit point. La quatrième maquette ne serait plus visible, sa taille est de l’ordre de la longueur d’onde des rayons ultraviolets.

ObjetTaille en mètresEn unité plus pratique
C, colonne de la Victoire60,5 m60,5 m
M1, maquette de C0,0605 m6,05 cm
M2, maquette de M10,000605 m0,605 mm
M3, maquette de M20,00000605 m6,05 µm
M4, maquette de M30,0000000605 m60,5 nm
M5, maquette de M40,000000000605 m0,605 Å

[2] En occultant la radioactivité.