Grand froid

19/02/2025ÉphéméridesMétéo
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Jeudi dernier, le 13 février, il a neigé. Ci-dessous, une photo prise en attendant le bus jeudi matin.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, il a continué à neiger. Vendredi, on se serait cru en montagne. Grâce au télétravail, nous sommes restés à la maison. Sinon, avec la neige, c’est un peu la pagaille dans les transports en commun, tant que les routes et les trottoirs ne sont pas déblayés.


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À partir du week-end, il a commencé à faire très froid. La nuit, le thermomètre est descendu jusqu’à moins douze degrés, la journée, il a fait maximum deux degrés. D’un côté, c’est chouette, on peut voir des traces mignonnes dans la neige. D’un autre côté, ça peut devenir dangereux. Ci-dessous à droite, une rue qui n’a pas été déblayée. Les voitures qui ont roulé sur l’épaisse couche de neige l’ont tassée jusqu’à faire de la glace, une vraie patinoire. Tu vois comme la surface de la route brille.


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Photo tirée des archives de ma famille d’accueil, prise le 26 janvier 2014.

Enfin, malgré le froid, le fleuve qui traverse Berlin, la Sprée, n’a pas gelé. La dernière fois que c’est arrivé, c’était il y a onze ans, comme le montre la photo ci-contre prise le 26 janvier 2014 à côté du château de Charlottenbourg. Cette année là, les températures étaient restées négatives même pendant la journée pendant une dizaine de jours. Les lacs avaient gelé et on pouvait faire du patin à glace dessus.

Le château de Charlottenbourg

19/01/2025ÉphéméridesMétéo
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Par une belle mais froide journée ensoleillée, nous avons visité le château de Charlottenbourg, situé dans l’arrondissement du même nom. Il s’agit du plus grand palais de Berlin, qui servit pendant presque deux siècles de résidence à la famille royale des Hohenzollern. Nous avons déjà vu sa façade lors de la visite du marché de Noël.


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Le château fut commandé par la première reine de Prusse Sophie-Charlotte de Hanovre (1668-1705), épouse de Frédéric III (1657-1713), en 1695. Frédéric III fut sacré roi de Prusse en 1701 sous le nom de Frédéric Ier de Prusse. De style baroque, le château fut construit en plusieurs étapes jusqu’en 1791. D’abord appelé Lietzenbourg, le château fut rebaptisé Charlottenbourg après la mort de la reine Sophie-Charlotte en 1705 à l’âge de 36 ans.

L’entrée de la cour du château est gardée par deux statues de gladiateurs Borghèses. Le grillage est agrémenté d’étoiles dorées contenant l’aigle noir, symbole de la Prusse.


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La statue au centre de la cour est celle du duc de Prusse Frédéric-Guillaume Ier de Brandebourg, père de Frédéric Ier.


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Au rez-de-chaussée du château, on peut visiter plusieurs pièces magnifiques. Le château fut partiellement détruit pendant la Seconde Guerre mondiale et restauré. Certaines pièces ont encore des dégâts au plafond. Les deux premières photos montrent la salle d’audiences de la reine, adjacente à la galerie des portraits qui est malheureusement fermée à la visite (troisième photo). La chambre verte avec les miroirs (quatrième photo) était une chambre à coucher de la reine Sophie-Charlotte datant de l’époque avant le couronnement de son époux. Dans l’antichambre (cinquième photo) est exposé un clavecin peint à la manière chinoise, ce qui était alors à la mode. La reine Sophie-Charlotte excellait à cet instrument, mais pas seulement : elle s’intéressait aussi aux sciences et à la philosophie et était liée d’amitié avec le savant Gottfried Wilhelm Leibniz. Les deux photos suivantes montrent le cabinet damassé rouge, avec, en bleu tout le long du bas du mur, les emblèmes de la reine Sophie-Charlotte (le cheval) et du roi Frédéric Ier (l’aigle). Enfin, le lit somptueux fait partie de la chambre à coucher d’apparat, qui était utilisée pour en jeter plein les yeux aux visiteurs mais dans laquelle il était rare de dormir.


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La pièce suivante est époustouflante. Il s’agit du cabinet de porcelaine, où plus de 2700 objets en porcelaine sont présentés.


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Juste à côté se trouve la chapelle du château. Elle est surprenante de par sa richesse, car la famille royale de Prusse n’était pas catholique mais convertie au calvinisme, qui prône plutôt l’humilité et la modestie. L’orgue fut également détruit et reconstruit après la Seconde Guerre mondiale.


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À l’étage, on peut visiter une exposition sur la famille des Hohenzollern. Dans la pièce ronde sous la coupole se trouvent plusieurs vases gigantesques. On peut déjà les voir de l’extérieur avant d’entrer dans le château.


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Suivent plusieurs objets de l’exposition, casque de funérailles, épées, ainsi que les insignes de pouvoir : deux couronnes, l’orbe impérial bleu, le sceau impérial et le sceptre impérial serti de joyaux.



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Les trois portraits côte à côte représentent des ancêtres de la famille des Hohenzollern, mais en vérité, le personnage le plus ancien dans le tableau de gauche, le comte Otto von Zollern (année 933), n’a jamais existé et a été inventé de toutes pièces pour faire croire que la famille était plus ancienne qu’en réalité. Comme quoi, l’infox ne date pas d’hier.

Les pièces suivantes montrent une impressionnante collection d’argenterie et de porcelaines. Le rebord de certaines assiettes est comme de la dentelle ou des perles. La pièce sur la photo de droite est un cadeau des différentes provinces d’Allemagne pour le mariage de Guillaume II et Augusta-Victoria en 1881.


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Les petites boîtes à bijoux ou à tabac exposées ci-dessous étaient des « précieux » offerts en guise d’amitié ou pour se procurer la loyauté des personnes qui les recevaient.


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Dans une autre salle, on peut voir les portraits de plusieurs reines. Les deux premiers sont ceux de la reine Sophie-Charlotte. La reine Louise (1776-1810) était très aimée du peuple du fait de sa grande beauté. Le dernier portrait représente Victoria du Royaume-Uni (1840-1901), épouse de Frédéric III, huitième roi de Prusse.


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Ci-dessous, la vue du jardin depuis le château, où nous somme ensuite allés nous promener.


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Le jardin et sa partie boisée au fond occupent une superficie de 55 hectares. Nous avons fait le tour du château par la gauche et nous sommes d’abord reposés dans l’orangerie, qui est maintenant un café, pour nous réchauffer avec un cappuccino et un gâteau au fromage et à la mandarine.


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Un parc à la française inspiré des jardins de Le Nôtre s’étend derrière le château. On voit que les jardiniers laissent les marmottes faire ce qu’elles veulent, elles ont creusé plein de trous dans la pelouse. Au bout du jardin se trouve un petit étang qui attire autant les oiseaux que les visiteurs, qui viennent les nourrir alors que ce n’est pas conseillé : donner du pain aux oiseaux leur cause des douleurs au ventre et pollue le fond de l’étang. La plupart des oiseaux sont des canards et des foulques, avec quelques cygnes et des hérons. Bien sûr, il y a aussi beaucoup de moineaux dans les haies, comme partout à Berlin.


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En passant à droite de l’étang, près du canal, on arrive à un petit pont romantique en bois rouge, où les visiteurs aiment se prendre en photo. Un peu plus loin se trouvent une petite maison appelée belvédère, puis une aire de jeux pour les enfants. Il y a aussi un mausolée à l’intérieur duquel reposent la reine Louise et plusieurs autres membres de la famille des Hohenzollern.


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Comme il a fait très froid ces derniers jours, les étangs et cours d’eau sont encore en partie gelés.


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Ampelmännchen

13/01/2025ÉphéméridesMétéo
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Aujourd’hui, je vais te présenter les feux de circulation pour les piétons de Berlin. Il y en a de plusieurs sortes en Allemagne, mais en gros, on peut dire qu’il y a surtout les feux de l’ancienne Allemagne de l’Ouest et ceux de l’ancienne Allemagne de l’Est. Les feux de l’Allemagne de l’Ouest ressemblent beaucoup à ceux utilisés en France (image animée de gauche), et s’il n’y avait que ceux-là, ça ne vaudrait pas la peine d’écrire un article dessus. En Allemagne de l’Est étaient utilisés les feux que tu peux voir sur les deux autres images, et ce sont ces feux que l’on appelle Ampelmännchen (ce qui signifie « petits bonshommes du feu de signalisation »). Le mot Ampelmännchen englobe tous les feux de circulation pour les piétons, mais c’est surtout à ceux de l’Allemagne de l’Est que l’on pense quand on entend le mot.


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Comme Berlin était coupée en deux[1] de la fin de la seconde guerre mondiale jusqu’à la chute du mur en 1989, il y avait deux types de feux de signalisation pour les piétons, selon qu’on était à Berlin-Ouest ou Berlin-Est.

Après la chute du mur, les signaux de Berlin-Est ont commencé à être remplacés par ceux de Berlin-Ouest. Des protestations ont cependant mis fin au remplacement : la population ne voulait pas perdre cet héritage culturel de l’Allemagne de l’Est. Plusieurs initiatives pour la conservation des Ampelmännchen ont conduit à leur inclusion officielle dans le code de la route.

Pour les vingt-cinq ans de la réunification allemande, une statue a été dédiée à l’Ampelmännchen, que l’on peut voir dans le jardin des représentants de la région de la Hesse au gouvernement (photo de gauche). L’intérêt touristique pour les Ampelmännchen a même conduit à l’ouverture de plusieurs magasins de souvenirs spécialisés (photo de droite).


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Les deux photos ci-dessous ont été prises à l’intérieur du magasin dans la rue Unter den Linden, entre la porte de Brandebourg et la tour de la télévision. J’ai découvert la plaque d’égout avec l’Ampelmännchen au sol dans le magasin, mais je ne l’ai jamais vue dans la ville.

Depuis 2005, ce sont les feux de circulation de Berlin-Ouest qui sont peu à peu remplacés par les Ampelmännchen. On ne peut plus savoir si on est dans la partie anciennement Est ou Ouest de Berlin juste en regardant les feux de circulation. Les Ampelmännchen sont devenus un symbole de la ville de Berlin.

[1] Berlin-Est était la zone d’occupation par l’Union soviétique et les trois zones d’occupation française, anglaise et américaine formaient Berlin-Ouest, qui a été entouré par le mur de Berlin de 1961 à 1989.

Première neige

05/01/2025ÉphéméridesMétéo
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Ça y est, il a enfin neigé !

On avait déjà eu quelques flocons vendredi, mais très peu, juste de quoi rendre le sol glissant. La photo de gauche prise hier montre la vue depuis le balcon.

Ce soir, il est tombé plus de neige. Les enfants du voisinage sont sortis pour y jouer. Nous sommes aussi descendus dans la rue. Il a fallu se dépêcher, car la pluie est prévue pour 19:00 et demain, lundi, il fera plus chaud avec onze degrés, toute la neige aura fondu.


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Bonne année 2025 ! La Saint-Sylvestre en Allemagne

01/01/2025ÉphéméridesMétéo
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Je me joins à Clément pour vous souhaiter à tous une bonne année 2025 !

En Allemagne, tout le monde a le droit de faire des feux d’artifice dans la rue pour fêter la Saint-Sylvestre. Nous nous sommes installés dans la véranda tout en haut de la maison pour les admirer à l’abri du froid et des fumées.


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Parce qu’il y a beaucoup de gens qui font des feux d’artifice. Officiellement, on a le droit de le faire à partir du 31 décembre à 18 heures[1], mais c’est à minuit que le ciel explose de toutes les couleurs. Et très vite, l’air est rempli de fumées et de particules fines qui ne sont pas vraiment bonnes pour la santé, car elles sont cancérigènes et contribuent à la pollution de l’air. Enfin, avec le vent qu’il y avait, pour une fois, ça allait. Les feux d’artifice ont continué toute la nuit, jusque vers huit heures du matin. Sans protections auditives, on aurait très mal dormi.

Publicité contre les feux d’artifice.

D’ailleurs, en parlant de bruit, les animaux souffrent tous beaucoup des feux d’artifice de la Saint-Sylvestre. À l’époque où j’avais une chatte à la maison, elle passait toujours la nuit de la Saint-Sylvestre terrorisée derrière la machine à laver. En témoigne cette publicité d’une association de protection des animaux contre les feux d’artifice que j’ai photographiée par la fenêtre à une station de train en allant travailler vendredi dernier. Le texte dit :

Für dich der Himmel. Für sie die Hölle.

ce qui signifie[2]

Pour toi le paradis. Pour eux l’enfer.

Il n’y a pas que les animaux de compagnie qui souffrent de stress. Par exemple, cette étude d’il y a deux ans montre que le comportement des oies sauvages change tous les ans à cause des feux d’artifice : elles dorment moins, se déplacent entre 5 et 16 kilomètres de plus que les autres jours, sans doute en quête d’endroit plus calme pour dormir, et en conséquence doivent manger plus dans les jours qui suivent afin de compenser les calories perdues par les déplacement supplémentaires, ce qui n’est pas évident en hiver.

D’autre part, les urgences ont beaucoup à faire dans la nuit de la Saint-Sylvestre, car les gens se blessent en manipulant les feux d’artifice[3]. Rien qu’à l’hôpital pour les accidents de Berlin, 42 personnes ont été traitées pour des blessures aux mains, aux yeux et au visage. À l’hôpital de la Charité, on a compté 49 blessés. Dans toute l’Allemagne, cinq personnes sont décédées cette année à cause d’accidents liés aux feux d’artifice. La plupart du temps, c’est parce que les gens ne respectent pas les consignes de sécurité ou parce qu’ils ont fabriqué eux-mêmes les explosifs. Pour cette raison, je préfère rester à la maison pendant la Saint-Sylvestre. Mais même à la maison, on n’est pas sûr d’être en sécurité : dans le quartier de Schöneberg, un explosif artisanal a causé la destruction des vitres de plusieurs voitures et de sept maisons jusqu’au quatrième étage. Les habitants ont été évacués de leurs appartements et la personne responsable de l’explosion risque jusqu’à cinq ans de prison et 50 000 euros d’amende — ce qui est peu au regard des dommages causés.

Enfin, je n’ai pas encore parlé du coût de ces feux d’artifice : en 2023, dernière année pour laquelle les chiffres sont définitifs, les allemands avaient dépensé 180 millions d’euros[4]. Avec autant d’argent, on pourrait construire 30 écoles, ou offrir un repas par jour à 50 000 personnes en difficulté financière pendant toute l’année ! Ça me semblerait plus utile que tous ces feux d’artifice dangereux et polluants, même si on aime bien les regarder.

Le 1er janvier au matin, c’est toujours la même chose : les rues sont pleines de déchets. Il ne faut surtout pas laisser les enfants s’en approcher, car on y trouve parfois des explosifs encore intacts.


Clique sur une image pour l’agrandir. Sauras-tu trouver Clément parmi les débris devant la gare de Lichterfelde West ?

Nous sommes sortis pour trouver une des rares boulangeries ouvertes en ce jour férié. Traditionnellement, les allemands commencent l’année en mangeant un beignet, ci-dessous à la confiture de fraises. Ce genre de beignet est appelé « Pfannkuchen » à Berlin et « Berliner » dans le reste de l’Allemagne. Traduit littéralement, « Pfannkuchen » signifie « pancake », mais ça n’a rien à voir.

[1] À l’exception de certaines zones dans la ville, comme dans la rue du 17 juin entre la porte de Brandebourg et la colonne de la Victoire, où 65 000 personnes se sont réunies pour faire la fête.

[2] Le mot « Himmel » signifie « ciel », mais ici on doit le comprendre comme synonyme de paradis.

[3] Source : https://www.rbb24.de/panorama/beitrag/2025/01/silvester-bilanz-tot-verletzt-boeller-brandenburg-berlin-polizei-festnahmen.html

[4] Certaines personnes dépensent des milliers d’euros juste pour faire des feux d’artifice à la Saint-Sylvestre.

Sur les marchés de Noël

20/12/2024ÉphéméridesMétéo
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C’est bientôt Noël, alors je vais te montrer les marchés de Noël que nous avons visités. D’après la liste publiée sur le site de Berlin, il y en a cent dans toute la ville. Traditionnellement, les marchés de Noël démarrent le premier week-end de l’Avent, qui a commencé cette année le 1er décembre, et se terminent un ou deux jours avant Noël. Cependant, certains ouvrent une ou deux semaines plus tôt et se terminent en janvier, et d’autres ne sont ouverts qu’un seul week-end pendant l’Avent.

Ci-dessous, le marché de Noël sur l’Alexanderplatz, tout près de la tour de la télévision. Il y a peu de monde car nous somme passés par là fin novembre, le marché était installé mais pas encore ouvert.


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Du fait de sa proximité, nous avons souvent visité le marché de Noël de Steglitz dans la Schloßstraße, qui est la rue commerçante du quartier. Sur la photo derrière moi, tu vois la pyramide de Noël. C’est un élément central des marchés de Noël. Dans les étages de la pyramide, on peut voir des personnages de la crèche. À partir du premier étage, la pyramide tourne autour de son axe vertical.


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Nous avons aussi passé beaucoup de temps sur le marché de Noël de Zehlendorf, qui est installé sur une place près de la mairie. Il est plus intéressant pour les enfants, car il y a plus de manèges et même une patinoire artificielle : le sol n’est pas recouvert de glace mais d’un revêtement en plastique, ce qui ne nécessite pas de dépenser de l’énergie constamment pour refroidir le sol et est écologiquement mieux, même si le plastique, ce n’est pas top pour l’environnement. Les petits ours blancs sur les skis sont là pour aider les gens qui ne savent pas encore patiner à se tenir debout, ils ont des poignées de chaque côté de la tête.


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Les marchés de Noël contiennent plusieurs types de stands : certains vendent des vêtements, d’autres des jouets. Mais la plupart des stands vendent des boissons et de la nourriture, car c’est surtout pour cela que les gens y viennent. Ci-dessous, par exemple :

  • du vin chaud, la boisson la plus consommée sur les marchés de Noël, mais il y a aussi du jus de pomme chaud à la cannelle, du chocolat chaud…
  • une « saucisse de Cracovie » (Krakauerwurst en allemand), sur ce qui n’est pas des épinards mais du chou vert (Grünkohl), très apprécié des allemands,
  • des galettes de pommes de terre avec de la compote de pommes.


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Le marché de Noël suivant est dans le quartier de Charlottenbourg, devant le château éponyme, dont nous parlerons une autre fois. La façade du château est utilisée le soir pour des projections de lumière. Sur la dernière photo, on reconnaît bien sûr la pyramide de Noël.


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Enfin, quelques photos du marché de Noël au pied de l’église du Souvenir de l’Empereur Guillaume, où nous étions hier soir.


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Trigger warning.

Ce marché de Noël est devenu tristement célèbre à cause de l’attentat du 19 décembre 2016, lorsqu’un conducteur de camion a sciemment foncé sur le marché, tuant treize personnes et en blessant une cinquantaine. Depuis, la sécurité a été renforcée par des barrières entre la route et les stands, et des policiers y patrouillent régulièrement.


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La porte de Brandebourg

13/12/2024ÉphéméridesMétéo
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Aujourd’hui, je vais te faire découvrir la porte de Brandebourg dans l’arrondissement de Berlin-Mitte. La photo a été prise le 23 octobre, juste après mon arrivée à Berlin. Heureusement, parce que le temps était magnifique. En ce moment, il fait bien plus gris et froid, il vaut mieux rester à la maison et boire du chocolat chaud. La place sur laquelle nous nous tenons sur la photo est la place de Paris.


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Derrière la porte, on voit les arbres du grand parc Tiergarten avec, à deux kilomètres en ligne droite, la colonne de la Victoire, que l’on reconnaît à peine sur la photo. En suivant la même route dans l’autre sens pendant deux kilomètres derrière la photographe, tournant légèrement sur la gauche, on arrive à la tour de la télévision. Pour rappel, les photos ci-dessous montrent la porte de Brandebourg vue depuis le haut de la colonne de la Victoire, ainsi que sa maquette exposée au rez-de-chaussée de la colonne.


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Deuxième attraction touristique de la ville d’après cette liste, la porte de Brandebourg fut construite pendant la Révolution française, de 1788 à 1791, pour le roi de Prusse Frédéric-Guillaume II. À l’époque, la porte était située à la limite de la ville, sur la route allant vers la ville de Brandebourg-sur-la-Havel, d’où son nom. Comprenant cinq passages et une petite maison de chaque côté, elle fait 20,3 mètres de haut, 62,5 mètres de long et a une profondeur de 11 mètres. En 1793 lui est ajouté un quadrige sur le toit : une statue montrant la déesse de la Victoire sur un char tiré par quatre chevaux, donnant au bâtiment une hauteur totale de 26 mètres. Le quadrige est en cuivre, ce qui explique sa couleur verte, car le cuivre en s’oxydant sous l’effet de l’humidité se recouvre d’une couche verte[1].

En 1806, Napoléon Bonaparte, empereur des Français sous le nom de Napoléon Ier, arriva à Berlin après avoir remporté plusieurs victoires lors de la guerre de la Quatrième Coalition. Les troupes françaises pillèrent la ville et le quadrige fut démonté, découpé en plusieurs morceaux et emporté à Paris, au départ pour être installé sur l’arc de triomphe, mais finalement pour être exposé au musée du Louvre. L’armée prussienne se vengea quelques années plus tard en remportant la campagne d’Allemagne avec l’aide de la Russie et le quadrige fut récupéré en avril 1814. Il était alors très endommagé par toutes ces péripéties et dut être restauré, ce qui dura jusqu’en septembre de la même année.

Après la construction du mur de Berlin en août 1961, la porte de Brandebourg se retrouva directement devant le mur. La photo ci-dessous à gauche prise en 1989 pendant des manifestations de chaque côté montre bien la séparation de la ville. Aujourd’hui, la porte de Brandebourg est souvent choisie comme lieu de festivités, par exemple pour des concerts, comme lors de la commémoration de la chute du mur en novembre, ou pour les feux d’artifice à la Saint-Sylvestre, ou pour y regarder les matchs de football importants sur des écrans géants.


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[1] C’est le même phénomène qui est à l’origine de la rouille rouge sombre sur les objets en fer lorsqu’ils perdent leur couche de peinture protectrice.

La Saint-Nicolas

06/12/2024ÉphéméridesMétéo
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Le 6 décembre est le jour de la Saint-Nicolas. Dans le nord-est de la France et dans plusieurs pays européens, dont l’Allemagne, il s’agit d’une des fêtes les plus importantes de l’année pour les enfants.

À la Saint-Nicolas, ou Nikolaus en allemand, la tradition veut que les enfants sages durant l’année reçoivent des friandises, de nature variable selon les régions, et des cadeaux. Ceux qui n’ont pas été sages se voient offrir un martinet par le père Fouettard, ce qui est rare, car il est possible de leur pardonner s’ils se repentent[1].

Même les adultes ont droit aux friandises.

Dans la nuit du 5 au 6 décembre, les enfants laissent leurs chaussures devant la porte et le lendemain, ils les retrouvent pleines de friandises. Cette tradition commémore une action de Nicolas de Myre, un évêque grec de l’église orthodoxe riche et connu pour sa grande générosité. L’histoire raconte qu’un père de famille étant très pauvre, il se faisait beaucoup de soucis, car il ne savait plus comment nourrir ses trois filles. Nikolaus décida d’aller trois nuits de suite en cachette devant leur maison et de lancer de l’or à travers la fenêtre d’une des filles, afin de les sauver toutes les trois de la misère. Cette histoire[2] a donné lieu à la tradition des friandises dans les chaussures.

Saint Nicolas et le père Fouettard. Plus d’informations sur la photo ici.

Nikolaus vient aussi dans les écoles ou participe à des processions dans les rues. Il est représenté dans ses habits rouges d’évêque, avec un chapeau pointu et une longue barbe blanche. À cause de son apparence, on le confond avec le père Noël, mais ce sont deux personnages bien différents et Nikolaus n’a rien à voir avec la fête de Noël.

[1] Paragraphe copié et modifié de l’article sur Wikipédia dans sa version du 30 novembre 2024.

[2] Adaptée pour les enfants.

La colonne de la Victoire

01/12/2024ÉphéméridesMétéo
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Localisation de la colonne de la Victoire sur la carte de Berlin.

La colonne de la Victoire, appelée « Siegessäule » en allemand, est un monument commémorant les campagnes prussiennes de 1864, 1866, et 1870 contre le Danemark, l’Autriche et la France, respectivement. Elle fait partie d’un ensemble de monuments érigés à travers toute l’Allemagne nouvellement unifiée, afin de donner au peuple un sentiment d’identité nationale. C’est aussi l’une des plus grandes attractions touristiques de la ville.

Construite entre 1864 et 1873 sur l’actuelle place de la République, elle avait au départ une hauteur de 60,5 mètres. Entre 1938 et 1939, elle fut transférée vers sa position actuelle, au centre d’un immense rond-point appelé « großer Stern » (ce qui veut dire « grande étoile », parce que les rues qui en partent donnent l’impression d’une étoile, vues d’en haut), en plein milieu du grand parc Tiergarten. À cette occasion, un segment fut ajouté à la colonne, lui donnant une hauteur finale de 67 mètres. Vois-tu la différence entre la photo d’aujourd’hui et celle prise il y a plus d’un siècle ?


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La circulation sur le rond-point peut être très dense et il serait beaucoup trop dangereux de le traverser à pied. Pour se rendre à la colonne, il vaut mieux emprunter un passage souterrain. Plusieurs entrées sont situées près des passages piétons autour du rond-point.


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Statue dorée de Victoria.

Il es possible de visiter l’intérieur de la colonne et de monter jusqu’à la plateforme aux pieds de la statue dorée de Victoria, déesse de la victoire. Il faut pour cela être en forme, car l’escalier en colimaçons compte 285 marches. Le long de la montée, il y a des bancs pour reprendre son souffle, et plusieurs choses à visiter.

Au rez-de-chaussée, dans le socle carré de la colonne, se trouve une exposition sur les monuments nationaux en général. On y découvre bien sûr les monuments berlinois et allemands, comme la porte de Brandebourg et la cathédrale de Berlin, mais aussi ceux d’autres pays du monde, en photos et en maquettes, avec des panneaux explicatifs. Il y a même une maquette de la colonne de la Victoire[1] qui doit dater d’avant 1938, car elle n’a que trois segments.


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La rotonde au-dessus du socle carré est entièrement recouverte d’une mosaïque illustrant l’histoire de l’unité allemande.


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Après une montée épuisante, on arrive tout en haut sur la plateforme, d’où on peut observer la ville, à condition de ne pas avoir le vertige. La première photo vers l’est montre, de gauche à droite, la tour de la télévision, la cathédrale de Berlin, la mairie rouge derrière la porte de Brandebourg et la cathédrale française de Berlin. La deuxième photo est un zoom de la première. Au centre de la troisième photo, on voit l’église du Souvenir de l’Empereur Guillaume au sud-ouest de la colonne de la Victoire. Les constructions sphériques sur la colline Teufelsberg dans la cinquième photo font partie d’une ancienne station d’espionnage de la NSA pendant la guerre froide. Sur la droite de la photo, on voit la tour radio de Berlin. Enfin, la dernière photo montre la place de Potsdam, que nous avons déjà visitée.


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[1] Cela pose une question intéressante : y a-t-il une petite maquette de la maquette de la colonne de la Victoire dans la maquette de la colonne de la Victoire, et ainsi de suite indéfiniment ? Ce n’est pas possible. Je n’ai pas les dimensions exactes de la maquette, mais il me semble une bonne approximation de dire qu’elle fait 60,5 centimètres de haut et qu’elle est donc cent fois plus petite que la colonne d’origine elle-même. La maquette de la maquette devrait être alors cent fois plus petite que la maquette, soit 0,605 millimètres de haut. En continuant ainsi de suite, la cinquième maquette n’est déjà physiquement plus possible, car sa taille devrait être inférieure à celle d’un atome, et les atomes, ce sont les constituants élémentaires stables[2] de la matière. La troisième maquette serait à peine visible à l’œil nu, juste un tout petit petit point. La quatrième maquette ne serait plus visible, sa taille est de l’ordre de la longueur d’onde des rayons ultraviolets.

ObjetTaille en mètresEn unité plus pratique
C, colonne de la Victoire60,5 m60,5 m
M1, maquette de C0,0605 m6,05 cm
M2, maquette de M10,000605 m0,605 mm
M3, maquette de M20,00000605 m6,05 µm
M4, maquette de M30,0000000605 m60,5 nm
M5, maquette de M40,000000000605 m0,605 Å

[2] En occultant la radioactivité.

La tour de la télévision

23/11/2024ÉphéméridesMétéo
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Le Fernsehturm sur la carte de Berlin.

Le Fernsehturm fait partie des dix attractions touristiques incontournables à Berlin.

Construite de 1965 à 1969 sous la RDA et de 368 mètres de haut, la tour de la télévision est plus haute que la tour Eiffel, qui ne fait « que » 330 mètres de haut.

La photo de gauche me montre devant la tour de la télévision, vue depuis l’entrée de la mairie rouge (dont nous parlerons un autre jour). La photo de droite est tirée des archives de ma famille d’accueil et a été prise en mai 2013.


Clique sur une image pour l’agrandir.

La tour de la télévision sert bien sûr principalement d’antenne pour les chaînes de télévision. Il est cependant aussi possible de la visiter en tant que touriste.

À l’intérieur de la boule, où les fenêtres sont teintées en orange et inclinées vers le bas, se trouve une plateforme qui permet de faire tout le tour et d’observer l’étendue la ville. En fonction des conditions météorologiques, la visibilité peut atteindre 60 kilomètres. On accède à la boule par un ascenseur qui met 40 secondes à monter. Il faut pour cela acheter un ticket et il vaut mieux s’y prendre très à l’avance, si on veut y aller le week-end, car le nombre de tickets est limité.

À l’étage juste au-dessus de la plateforme, il y a un restaurant panoramique qui tourne à une vitesse radiale de 360° par heure. Au bout d’une heure, on se retrouve donc au point de départ.

Enseigne de magasin dans le quartier de Steglitz, avec la tour de la télévision dans son logo (clique sur l’image pour l’agrandir).

La tour de la télévision est devenue emblématique de la ville. Du fait de son emplacement près de la place Alexanderplatz, dans l’arrondissement de Berlin-Mitte, elle est surnommée « Alex ». Elle est présente sur de nombreux objets de souvenirs, comme des sacs, des vêtements… Des magasins incorporent même une version stylisée de la tour dans leurs logos, par exemple pour remplacer la lettre i dans leur nom.